Combien coûte réellement un cheval par mois et par an ?
Combien coûte réellement un cheval par mois et par an ?
Pension, alimentation, maréchal, vétérinaire, dentiste, matériel… Le prix d'achat n'est finalement qu'une petite partie du budget d'un cheval. Alors, quelles dépenses faut-il réellement anticiper ?
Il n'existe pas un budget universel pour posséder un cheval. Un cheval vivant chez son propriétaire n'aura pas les mêmes dépenses qu'un cheval en pension complète. Son âge, son activité, son alimentation et son état de santé peuvent également faire varier considérablement le coût. Le plus utile est donc de connaître toutes les catégories de dépenses à prévoir.
01. La pension ou l'hébergement
Pour de nombreux propriétaires, il s'agit de la dépense mensuelle la plus importante.
Son montant dépend notamment du type d'hébergement : pré, pré avec abri, paddock, box, pension travail ou encore écurie avec installations.
Lorsque le cheval vit à domicile, la pension disparaît de la facture, mais pas les dépenses : entretien des pâtures, clôtures, eau, électricité, abris, matériel et parfois location ou achat du terrain.
02. L'alimentation
Le budget alimentaire dépend beaucoup du mode de vie du cheval et de ce qui est déjà compris dans sa pension.
- foin et autres fourrages ;
- aliment concentré si nécessaire ;
- compléments ou aliments complémentaires ;
- sel et minéraux selon la ration ;
- adaptations alimentaires ponctuelles.
Ce poste peut évoluer au cours de la vie du cheval. Un jeune cheval, un cheval au travail, un senior ou un cheval ayant des besoins particuliers n'auront pas nécessairement la même ration.
03. Les pieds
Le suivi par un maréchal-ferrant ou un pareur constitue une dépense récurrente qu'il vaut mieux intégrer directement au budget annuel.
Son coût et sa fréquence varient selon le cheval, son mode de vie, la pousse de la corne et le type de suivi nécessaire : parage, ferrure ou solutions particulières.
04. Les soins de santé courants
Certaines dépenses ne reviennent pas tous les mois, mais doivent tout de même être intégrées au budget annuel.
- vaccinations ;
- gestion parasitaire et analyses éventuelles ;
- dentisterie ;
- visites vétérinaires ;
- autres professionnels selon les besoins du cheval.
Une dépense annuelle de 240 € ne semble pas être une dépense mensuelle. Pourtant, elle représente 20 € par mois si on souhaite réellement anticiper son budget.
05. Les imprévus vétérinaires
C'est probablement la catégorie la plus difficile à prévoir.
Une blessure, une boiterie, une colique, des examens complémentaires ou une hospitalisation peuvent générer une dépense qui n'était évidemment pas prévue dans le budget du mois.
Prévoir un cheval, ce n'est donc pas seulement pouvoir payer ses dépenses habituelles. C'est aussi réfléchir à la façon dont on pourra faire face à un imprévu.
06. Le matériel
Selle, filet, tapis, couvertures, licols, protections, matériel de pansage… Ces achats ne sont pas toujours mensuels, mais finissent par représenter un véritable poste de dépense.
Il faut également penser au renouvellement du matériel usé, cassé ou devenu inadapté au cheval.
07. Les transports, cours et activités
Selon votre pratique, d'autres dépenses peuvent s'ajouter :
- cours d'équitation ;
- stages ;
- engagements en compétition ;
- transport du cheval ;
- location d'un véhicule ou d'un van ;
- licences et autres frais liés à votre pratique.
Alors, comment connaître le vrai coût de son cheval ?
Le plus simple est de distinguer trois types de dépenses.
Pension, alimentation, certains compléments ou services récurrents.
Pieds, vaccinations, dentiste, matériel, professionnels…
Urgences, soins non programmés, casse de matériel ou transport exceptionnel.
Une méthode simple : ramener les dépenses annuelles au mois
Pour avoir une vision plus juste, additionnez vos dépenses régulières puis répartissez les dépenses annuelles sur douze mois.
Cela permet d'éviter l'impression qu'un mois est « peu coûteux » simplement parce que le vétérinaire, le dentiste ou le maréchal ne sont pas intervenus pendant cette période.
Et sur une année ?
C'est souvent en regardant les dépenses sur douze mois que l'on découvre le véritable coût de son cheval.
Cette vision permet également de comparer les années, d'identifier les postes les plus importants et d'anticiper plus facilement les dépenses à venir.
Et si votre carnet suivait aussi son budget ?
Avec Mon Carnet Équin, l'objectif est de pouvoir enregistrer les dépenses du cheval et les rattacher à son quotidien : pension, alimentation, santé, pieds, matériel, transport et autres frais.
Une intervention pourra ainsi être reliée à sa dépense et à son document, afin de conserver à la fois l'historique du cheval et une vision plus claire de son budget.
Découvrir Mon Carnet ÉquinÀ retenir : le coût d'un cheval dépend fortement de son mode d'hébergement, de ses besoins, de son activité et de son état de santé. Un budget doit donc toujours être adapté à chaque situation.
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